neurothérapie - Anne-Lise Polo

Historique

Présentation

Anne-Lise Polo est chercheure en science humaine. Spécialiste du rapport à l'autre, elle réalise son doctorat sous la direction du philosophe Thierry Hentsch à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). À partir de 1993, elle offre différent cours dans le  réseau des universités du Québec, à Montréal et à Rimouski, puis travaille à l’Institut National de la Recherche Scientifique (INRS) comme chercheure post-doctoral. Suite à la naissance de sa fille atteinte de paralysie cérébrale grave en 2002, elle entame des recherches sur le développement du cerveau et se forme à différentes approches de stimulation et de rééducation cérébrale. À partir de 2005, elle s’oriente vers les neurothérapies. Elle complète sa formation à la méthode Padovan de réorganisation neurofonctionnelle, puis se forme en MNRI (Masgutova Neurosensorimotor Reflex Integration: Tactile Integration, Integration for Infant Dynamic and Postural Reflex Patterns, MNRI Re-Patterning and Integration of Dysfunctional and Pathological Reflexes, MNRI Facial Reflex Integration, MNRI Archetype Movement Integration, MNRI Reflex Integration and Post traumatic Syndrom Disorder Recovery, MNRI Long life Reflexes). Elle est également formée en massage énergétique (Tui Na An Mo), une branche de la Médecine Chinoise Traditionnelle (MTC) et à la trame, une approche énergétique globale mise au point par Patrick Burensteinas.
Depuis son installation en France à Annecy (Haute-Savoie), Anne-Lise Polo œuvre à faire connaître l’approche MNRI en France, elle donne des conférences, encourage et participe à la formation à la méthode Masgutova en France (Metz et Annecy). En septembre 2015, elle monte un cabinet avec une équipe formée à la méthode Masgutova et au massage énergétique.




neurothérapie - Anne-Lise Polo et Lucie

neurothérapie - Lucie

neurothérapie - Lucie

Une expérience inspirante

Lorsque Lucie naît en novembre 2002, le diagnostic des médecins est unanime : Lucie restera neurovégétative. Ayant fait une hémorragie complète suite à un DPPNI (décollement prématuré d’un placenta normalement inséré) qui nécessite une opération d'urgence et plus de 25 minutes de réanimation, Lucie a souffert d’anoxie grave provoquant la destruction d’une grande partie de ses cellules cérébrales. Pourtant, Lucie survit et suscite rapidement l’intérêt de l’équipe de recherche de la clinique du développement de l’hôpital Sainte-Justine à Montréal. Contrairement à toute attente, la petite donne des signes de présence au monde.

Durant les trois années suivantes, Lucie bénéficie d’une prise en charge au centre de réadaptation Marie-enfant, à l’institut Nazareth et Louis Braille, aux départements de neurologie et de neuro-ophtalmologie de l’hôpital Sainte-Justine, au centre de réadaptation en déficience intellectuelle. Toutefois, les approches médicales et thérapeutiques traditionnelles s’avèrent peu efficaces. Lucie se montre résistante à la médication dès sa naissance. Elle développe un chaos cérébrale (hypsarythmie) à l’âge de cinq mois qui conduit la neurologue à proposer l’utilisation de doses massives de cortisone quant tous les médicaments se sont avérés inopérants. Sa mère refuse et se tourne vers des approches alternatives, notamment la fasciapulsologie qui règle le problème de l’hypsarythmie en deux séances et l’homéopathie anthroposophique qui règle le problème de l’épilepsie qui apparaît vers l’âge de cinq ans et permet de la contrôler. Dès les premiers mois, Lucie est prise en charge en physiothérapie et en ergothérapie. Là encore, les approches traditionnelles s’avèrent limitées. L’atteinte cérébrale est majeure sur le plan de la motricité. Lucie est hypotonique au niveau du tronc et hypertonique au niveau des jambes. Elle développe rapidement de la spasticité au niveau des membres qui provoquent des déformations articulaires et osseuses, phénomène qui s’aggrave avec le temps. Les thérapies, dispensées une fois par semaine, sont insuffisantes. Les approches traditionnelles s’avèrent inefficaces, voire contreproductives. Elles reposent sur une approche palliative du handicap, vise à contrer les effets de la paralysie cérébrale mais ne s’attaquent pas à sa cause.

Anne-Lise Polo se tourne rapidement vers des approches fondées sur la rééducation cérébrale. Elle entreprend des recherches et entreprend sa formation en neurothérapies. À partir de l’été 2005, elle applique elle-même les thérapies à sa fille à raison d’une heure par jour, cinq jours par semaine. Les résultats ne se font pas attendre, le développement de Lucie se fait à partir de ce moment de façon linéaire et soutenue. Durant les années suivantes, les diagnostics posés initialement tombent les uns après les autres. Le développement de Lucie apparaît paradoxal et atypique.

Anne-Lise Polo se spécialise auprès des enfants atteints de paralysie cérébrale puis s’ouvre progressivement à des pathologies diverses comme le syndrome de Turner, le déficit d’attention, les troubles du comportement etc.. Elle entreprend un travail de soutien et de coaching auprès des familles ayant un enfant handicapé, les parents se sentant le plus souvent démunis et impuissants face au handicap. Élue personnalité de l’année 2008 par le Regroupement des Centres de la Petite Enfance de l’Île de Montréal, elle s’engage activement dans le combat pour l’intégration sociale des enfants à défi particulier et pour une vision préventive du développement neurologique chez les bébés à risque.

En 2012, elle abandonne sa carrière universitaire pour se consacrer uniquement à la rééducation cérébrale. En 2013, elle s’installe en Haute-Savoie, à Annecy.